Aujourd’hui j’ai le blues. Ce n’est pas tant parce que Paradisio est rentré chez lui et que je me retrouve seule. Se sont tout ces petits rien qui les uns additionnés aux autres ont fini par me plonger dans une réalité moins belle que ce que j’ai pu laisser paraître.
Eh oui, je n’ai voulu vous montrer que le meilleur de mes moments avec Paradisio un point de vue nettement plus optimiste pour un coeur esseulé comme le mien. Une façon de progresser dans la vie, ce n’est pas se voiler la face que de vouloir retenir que le bon, c’est une manière pour moi de croire en des jours meilleurs, cela me met du baume au coeur.
Et après tout si ce n’est pas ici que je peux m’autoriser à rêver où pourrais-je le faire. Non, non je ne vous ai pas trompé, tout ce que j’ai dit est bien ce que je ressentais, j’ai juste omis volontairement des moments moins agréables, comme de vives discussions plutôt prématurées, des moments de solitude et de doutes :
- son désir d’enfant qui le bouffe et moi qui n’en voulait plus. Il est tant omnibulé par ce souhait qu’il en perd le goût de la vie de ne pas le voir se réaliser. A se demander même si une femme peut avoir une place dans sa vie si ce n’est pour porter son enfant. Il cessera de faire de la moto (donc de prendre des risques) le jour où il sera père m’a-t-il dit. Et la mère alors ! la femme avec qui il a ou aura cet enfant a-t-elle si peu d’importance à ses yeux…
- si je serais prête à le suivre en Allemagne où ailleurs si il me le demandait…
- Une phrase que j’ai choisi d’oublier au plus vite pour pouvoir savourer pleinement ce week-end à Paris “je vais être franc, si je t’ai fait venir à Paris, c’est en parti parce que mon ex est ici aussi et que je ne voulais pas craquer en la revoyant“.
- vendredi, j’apprends qu’il ne recevra pas ma surprise, une carte que je lui avais envoyé de Paris, pleine d’allegresse, une invitation à l’amour. Et cela tout bonnement parce qu’il n’habite plus à l’adresse qu’il m’avait indiqué sur Toulouse (ce logement étant celui qu’il occupait avec son ex) et il ne se souvenait plus exactement de son adresse en Allemagne où il bosse. Le mensonge à donc pointé son nez et m’a fait paniquer.
- ajouté à cette omission le soir, où je l’ai attendu et reattendu à tourner comme un lion en cage dans l’appartement. Inutile de vous dire tous les scénarios qui me sont passés par la tête, celui de “il lui est arrivé quelque chose” n’ayant pas été le plus récurent, car des rendez-vous manqué j’en ai essuyé pas mal et celui de l’hopital on avait même osé me le faire, les hommes sont doués pour tourner la situation à leurs avantages et vous faire culpabiliser.
Vers minuit 30 alors que j’étais bien partie dans mon spleen, “les hommes c’est plus pour moi“… Il finit par me laisser un message sur le tel que j’avais coupé pour éviter de l’appeler et rester digne, m’annonçant qu’il avait eu un malaise en sortant de l’avion etc… Son ex a été prévenue (personne que l’on prévient en cas d’urgence). Je lui avait préparé un petit repas, allumé les bougies… Toute cette ambiance tombée à l’eau, j’étais contente de me blottir contre lui, mais je n’ai pu me laisser aller dans ses bras avec tout ce qui m’était passer dans la tête.
- alors qu’il m’avait habitué à de nombreux appels réguliers en son absence, même entre deux avions hier il n’en a rien fait depuis son départ 10h jusqu’à 20h pas un appel. Et depuis hier soir où il m’a rassuré en disant que tout va bien qu’il a eu son premier avion annulé etc… je n’ai plus de news.
Voilà tout ces petits rien m’ont sorti carrément de ma “vie en rose” il m’a dit à plusieurs reprises qu’il se sent perdu, je me vois à présent comme une bouée à laquelle il s’accroche ou s’est accroché.
J’ai perdu mon petit coin de paradis, auquel j’ai voulu croire.